Furore

Furore est situé à mi-chemin entre Amalfi et Positano. Le "fjord de Furore" n'est pas à comparer aux fjords réels, mais quelques promenades dans les alentours valent certainement la peine.

Sentiero dell'Agave in Fiori

De notre B&B Frantoio nous prenons la direction de Praiano (sans descendre à la Strada Statale). Seulement à la Chiesa di San Giovanni Baptista nous prenons les escaliers en bas et marchons entre les maisons à la Marina di Praia. Juste après le tunnel et le pont commence la promenade à la Chiesa di San Elia. La végétation est très différente de celle de la promenade précédente. On marche entre la verdure de la vallée de la Praia.

Au début il y a suffisamment d'itinéraires mais une fois passé les dernières maisons les indications ont disparu. Il y a longtemps (et l'accent est sur longtemps) quelqu'un est passé ici avec un pot de peinture jaune pour y apporter des balisages. Une seule fois, à une bifurcation, nous faisons un mauvais choix, mais cela devient vite évident lorsque le chemin disparaît complètement.

Après quelques centaines de mètres nous nous promenons à nouveau juste au-dessus de ligne de rivage, avec des vues spectaculaires sur Praiano. Nous ne sommes toujours pas rassurés de nous trouver sur la bonne piste lorsque nous arrivons au Passagia del Amore, où quelques poèmes nous mettent dans ambiance romantique, même si nous n'y comprenons pas grand-chose.

Une centaine de mètres plus loin nous arrivons à la Chiesa di San Elia, qui est malheureusement fremée. En face le "Furore Inn" attire notre attention, un luxueux hôtel 5 étoiles avec une piscine presque «olympique». Nous nous engageons mutuellement d'y revenir «une fois».

Sentiero delle Volpe Pescatrice

Au début de la descente vers le fjord, à une autre bifurcation, nous doutons à nouveau, mais les instructions d'une dame du village sont claires: "Semper scendere" ou "toujours vers le bas". Il apparaît de nouveau que nous nous trouvons devant d'innombrables escaliers pour descendre au fjord. Nos mollets ne sont manifestement pas contents. Lors d'une nouvelle forche, nous suivons les instructions précédentes et prenons les escaliers vers le bas.

Un peu plus loin, après plus de deux heures de marche nous croisons les premiers promeneurs. Ils nous apportent la bonne nouvelle que 100 mètres plus loin il y a un bar-restaurant. Nous devons pénétrer jusqu'à la cuisine avant de remarquer signe de vie, mais maman et fils sursautent pour nous préparer en peu de temps une délicieuse pâte «frutte di mare»

Le «Fjord de Furore» est petit mais les bateaux multicolores sur la petite plage à cailloux dotent le territoire d'une vue magnifique. Nous montons sur le pont pour pouvoir admirer, de ce point, la crevasse. De là, vous avez également une belle vue sur les maisons de pêcheurs, collées contre les falaises. Vraiment regrettable que la plupart des visiteurs de la côte Amalfi ne peuvent admirer toute cette beauté que de leur bus qui ne peut s'arrêter que pendant quelques instants.

Sentiero delle  Pipistrelli Impazitti

Nous sommes loin d'être fatigués et désirons explorer davantage la crevasse. Sur le pont commence le chemin des chauve-souris (nous supposons). Le sentier monte à pic . Les escaliers sont grossièrement taillées dans la roche, la hauteur moyenne des marches étant de plus de 30 centimètres. Repos régulier n'est pas un luxe.

En raison des instructions imprécises nous ignorons la route vers la grotte. En haut, la "Punta di Tavola" ne semble pas vraiment être un poste d'observation d'autant plus qu'il est déparé par un poteau électrique. La colline est pleine de citronniers, couvert de filets noirs et verts.

Nous prenons la route asphaltée vers Conca dei Marini, une descente légère et un réel soulagement pour les mollets. Plus loin nous voyons dans une porte ouverte quelques ouvriers occupés d'emballer des citrons. Nous prenons une photo et reçoivent un exemplaire géant en cadeau.

Plus loin, nous passons une distillerie artisanale de limoncello. Le propriétaire a tout juste commencé à faire un mélange pour une liqueur de melon  et un moment après il saute sur un de ses chaudrons afin de nous montrer son brassin dans un baril rempli de zeste de citron. Pour la dégustation, il nous renvoit au bar un peu plus loin, qui malheureusement est fermé. Alors, allons sur du pain et de l'eau.

La route descend toujours; elle est si facile que nous préférons de continuer jusqu'à Vettica, plutôt que de descendre quelques centaines de marches. De là retour par bus à Praiano, quoique ... le bus est plein et nous laisse sur place. Essayons de l'auto-stop. Il faut encore une demi-heure avant qu'un cuisinier bavard, en route à son travailler à Praiano, nous embarque.